3 choses à savoir sur le crédit immobilier

Le crédit immobilier fait partie des produits bancaires les plus consommés. Et à juste titre quand on sait que 80% des Français rêvent de devenir propriétaires. Pour autant, ils sont peu nombreux à ne pas se lancer pour des raisons financières principalement. Certes, emprunter est une solution, mais à cause des nombreuses idées reçues autour du prêt immobilier, on n’ose pas toujours sauter le pas. Le temps est venu d’y remettre un peu d’ordre en désacralisant le mythe.

Un crédit immobilier sans apport, c’est possible

Au moment de souscrire à un crédit immobilier, les banques demandent systématiquement au client le montant de leur apport personnel. Il s’agit de la somme qu’il peut mettre dans le projet et qui doit représenter au moins 10% du coût total de celui-ci. Cette contribution financière va notamment servir à régler les dépenses annexes liées au crédit comme les frais de dossier ou les frais de notaire. On entend partout que sans cet apport, il est impossible d’obtenir un prêt immobilier. Ce qui est totalement faux puisqu’en réalité, la banque peut financer à 100% voire à 110% l’achat immobilier. Là où le bât blesse, c’est que les banques communiquent rarement sur ce sujet et il est donc difficile de connaître celles qui acceptent ce genre de compromis. Quoi qu’il en soit, il faut déjà savoir que le prêt sans apport ne s’adresse pas à tous les profils d’emprunteurs. La facilité concerne surtout les jeunes actifs, les investisseurs et les épargnants. Les jeunes actifs, car ils viennent d’entrer dans le milieu professionnel et forcément, ils n’ont pas eu le temps d’épargner. Les investisseurs immobiliers, car ils pourront rembourser les mensualités via les loyers perçus tous les mois, ce qui est gage de sécurité pour les banques. Les épargnants, car ils possèdent des assurances-vie ou d’autres capitaux qu’ils ne peuvent pas toucher, mais sont aussi des garanties fiables pour les établissements financiers.

L’assurance emprunteur n’est pas obligatoire

Un autre mythe est celui de l’assurance emprunteur. Selon la loi en vigueur, la souscription à celle-ci n’est pas obligatoire. Mais la réalité est tout autre et bien plus sombre. Car aucun emprunteur ne peut aspirer à obtenir un prêt immobilier sans avoir cette assurance (plus de détails sur le guide de l’assurance de prêt immobilier). Il s’agit d’une protection pour les banques en cas d’invalidité, de chômage ou de décès de l’emprunteur qui l’empêcherait de continuer à rembourser ses mensualités. Fort heureusement, les clients ne sont pas contraints de prendre les assurances proposées par les banques depuis l’amendement Bouquin, les lois Hamon et Lagarde. Ils sont ainsi libres de choisir le contrat qu’ils veulent auprès d’une compagnie qu’ils auront choisie.

Renégocier son emprunt, une carte à jouer

D’après un très bon guide sur le crédit, un emprunt peut tout à fait être renégocié en cours de route. L’objectif étant de faire baisser le taux d’intérêt pour faire des économies sur les mensualités à rembourser. Il est conseillé de réaliser cette opération lorsque le taux d’intérêt du moment est plus bas que celui qui était en cours lors de la souscription. Lors de la signature du contrat, s’il était de 3,5% et qu’aujourd’hui, il est de 2%, l’intérêt à faire la démarche auprès de votre banquier est plus qu’évident.